[ Stream & Album Review ] Frank Rabeyrolles – Built To Swim

Publié le 26/02/2016 | Par Sébastien |

cover albumJamais le choix de l’artwork pour un album n’aura été aussi à propos. Cette brume dense qui illustre ce nouvel (et tant attendu) album de Frank Rabeyrolles est à l’image de sa musique : aérienne et toute en volutes synthétiques. Après un précédent opus sous le pseudonyme Franklin (un de ses multiples alter-ego qui jalonnent une carrière d’une dizaine d’année), « Cold Dreamer », qui nous avait scotché avec sa pop électronique rêveuse, nous retrouvons le montpelliérain affublé désormais de sa véritable identité, Frank Rabeyrolles, pour un album dans l’entière continuité de ce que nous avions aimé.
Comme si nous reprenions là où Frank nous avait laissé, c’est à dire le superbe « Empty » qui clôturait « Cold Dreamer », « Built To Swim » démarre avec le bien nommé « Windows ». Une fenêtre au travers de laquelle l’artiste se livre à aveu vocodé : « Music is my psychotherapy« . L’introduction parfaite à un voyage qui va se poursuivre sur un peu plus de 40 minutes et durant lequel Frank donne la part belle aux machines. Une approche quasi-instrumentale où les voix se veulent spectrales, retravaillées et minimales (à l’exception du titre « Weak Feeling ») pour des mélodies jamais sombres, bien au contraire.
À la croisée des chemins entre Sébastien Schuller et Rone, Frank Rabeyrolles propose avec « Built To Swim » un voyage électronique lumineux. On ne saurait donc que vous conseiller de porter une oreille attentive à cet artiste encore trop peu connu.

Les titres à écouter d’urgence : « Avalanche », le superbe et haletant « Sick », « Opal », « Third Skin », « Phosphorus ».

« Built To Swim » est sorti le 26 février sur le label Wool Recordings.

L’album est également disponible en écoute via Spotify ici

à propos de l'auteur de cet article

Totalement geek de musique (ou juste geek tout court en fait), l’univers musical de Seb oscille entre indie, electronica et pop. Tout un programme.

#MusicGeek #WebAware #PastPresentFuture

Pas de commentaires, merci.