[ Replay – Stream ] This Is Not A Love Song Festival 2015

Publié le 09/06/2015 | Par Sébastien |

On attendait que la pression retombe avant de faire un feedback sur cette édition 2015 du festival This Is Not A Love Song qui s’est tenue fin mai dans une Paloma transformée, surboostée même, pour accueillir les milliers de festivaliers. C’est dire que les organisateurs n’avaient pas lésiné sur les structures impressionnantes avec 2 scènes extérieures en plus du combo club/grande salle habituel, un point de vue en hauteur, un espace détente et du flamingo dans tous les coins pour un dépaysement garanti.
Une parfaite alliance avec le côté musical et sa programmation inédite survitaminée en groupes indé ce qui, il faut le saluer, est une belle preuve de prise de risque.

onlyrealCette édition 2015, n’a pas manqué en soleil, et nous a offert durant 2 après-midis et 2 soirées des moments hauts en couleurs, musicales, et de beaux souvenirs (nous n’avons pas pu malheureusement assister au 3ème jour, le dimanche) : on retiendra les premières heures du vendredi soir avec la noise expérimentale de Swans dans une grande salle bondée de fans et de curieux, l’électro complètement folle de l’américain Dan Deacon accompagné de son vocoder et sa boîte à rythmes, cette superbe découverte live avec Shamir (notre coup de cœur du vendredi sans aucun doute) qui a remporté le prix de la sympathie auprès d’un public conquis, le légendaire Thurston Moore qui a su attirer tous les public sur la scène extérieure, Gaz Coombes que l’on avait connu avec Supergrass et que l’on a redécouvert en solo pour une prestation toute en émotions, et enfin les canadiens de Caribou que nous attendions avec impatience et qui ne nous ont pas déçu avec un passage en revue du dernier album et de leurs classiques dans un live lumineux. Le samedi n’était pas exempt non plus de belles prestas avec le blanc-bec Only Real qui faisait partie de nos petits papier (charmé par sa surf pop de rigueur vu la chaleur qu’il faisait) et Waxahatchee qui ont animé l’après-midi, la pop barrée d’Aquaserge, les australiens de Twerps qui avaient manifestement fait la fête la veille, le concert de la « diva » Ariel Pink complètement perché et qu’on n’aurait manqué pour rien au monde, Sun Kill Moon, les très attendus The Divine Comedy, la cold wave des frenchies de Grand Blanc et enfin Bagarre, notre kiff de cette seconde soirée, un mélange de disco-glam, de hip hop et de new-have sur un fond d’électro. Le tout porté par des textes en français hyper bien maîtrisés. Un cocktail explosif qui a mis le feu à la petite salle. Vous l’aurez compris, nous sommes revenus comblés du Festival.

tinals-4Outre des soirées de haute-voltige musicale, le This Is Not A Love Song a vécu aussi le jour avec ses après-midis gratuites. Une formule plus familiale et accessible avec des activités pour tous : ateliers de fabrication de couronnes de fleurs, de bracelets en tissus, de tatouages éphémères, shop de vinyles, barbier vintage etc… Rajoutons à cela des bénévoles au taquet et toujours très sympathiques, le tout dans un esprit DIY et vous obtenez une belle bouffé d’air avant le début des hostilités nocturnes. Une autre facette du TINALS que l’on apprécie vraiment.

Il faut l’avouer, ces 3 jours ont été un sacré cocktail gorgé de soleil et de très bonne musique. Une parenthèse musicale à laquelle des milliers de festivaliers ont répondu et qui a fait un bien fou tant les événements de telle envergure manque cruellement que ce soit à Nîmes ou à Montpellier. Le TINALS s’impose d’année en année comme incontournable et on se demande bien ce que va nous réserver le Festival pour l’édition 2016. Vivement, non ?

On vous propose de revivre des lives du TINALS avec Culturebox dont celui de Dan Deacon, Only Real, The Divine Comedy, Waxahatchee, Twerps et quelques extraits.

à propos de l'auteur de cet article

Totalement geek de musique (ou juste geek tout court en fait), l'univers musical de Seb oscille entre indie, electronica et pop. Tout un programme. #MusicGeek #WebAware #PastPresentFuture

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