[Concert] Mrs Carter Tour – Beyonce @ Paris Bercy

Publié le 25/04/2013 | Par Mé Lo |

Hier soir, la reine était à Paris. Don, talent, travail ; voici le savant mélange que Beyoncé nous avait préparé.

J’utilise souvent le terme ‘royauté’ pour décrire Beyonce et Jay Z., rien ne les arrête, ils dominent la scène R&B/ Rap internationale et ne sont pas prêts de s’arrêter. Un peu plus d’un an après la naissance de la petite Blue Ivy, Queen B est de retour sur les plus grandes scènes mondiales avec son Mrs Carter tour et semble toujours si infatigable.

En arrivant à Bercy, je remarque que TOUTES les places ont été vendues (oui même celles plus en haut que le haut, et plus au fond que le fond …) et la première chose qui me vient à l’esprit est de me dire que toutes ces personnes étaient (comme moi) derrière leur écran à 9h59 ou en ligne devant les Fnac de France, pour réussir à obtenir le ticket en or. Deuxième remarque, cette deuxième scène au milieu de la fosse … B. nous referait elle un petit voyage en tyrolienne ?

Après avoir fait coucou de loin à Rihanna qui était venue prendre des notes, je suis fin prête à me faire éblouir et à bootyshaker.

Le show débute avec la première d’une série d’interlude vidéos, présentant le contexte du tour : Mrs Carter, nous invite dans son royaume, nous partons à la découverte de la femme qu’elle est devenue

‘Who run the world ? Girls ‘

La diva sait rendre ses grandioses shows très personnels ; on la sent proche de ses fans ; elle les remercie et assure l’improbable mélange entre humilité et mégalomanie. Avec Flaws and All, elle clôt la première partie, première facette – enfin, la première tenue.

Retour à l’essence plus street avec un petit mash-up de Get me bodied/ Baby Boy / Diva. Elle termine cette deuxième étape avec un Baby Boy version 90s sur un sample de Bittersweet Symphony (The Verve) – Il faudra m’expliquer le pourquoi du comment de ce mélange, mais c’était assez efficace.

Petit moment intime, allongée  assise sur le piano, elle parle à un Jay absent avec Make love to me.

Puis le passage tant attendu arrive, elle enfile son harnais pailleté et survole la fosse en délire pour se rendre sur la petite scène; elle s’apprête à donner un mini showcase aux VIP et super fans ayant payés plus de 250€ leur place en or; elle s’assoit près d’eux sur Resentment. Et retour à l’hystérie pour Love on Top et Survivor; autant vous dire que ce moment Destiny’s Child si proche de B. était plutôt intense; l’adolescente hystérique en moi sautait le poing levé !

Ce moment de proximité fût court, voici B. déjà repartie dans les airs tel un super-héro. Il est temps pour elle de nous faire découvrir un nouveau titre Grown Woman. On avait pu en avoir un snippet avec la publicité Pepsi, mais cette fois-ci on le découvre en entier. Définitivement moins lisse que dans la publicité, sur un fond d’Afro Beat, Queen B. se déhanche dans sa petite combishort Kenzo et signe la fin du concert …

‘But now bitches I run it ‘

Le rappel est inéluctable, qu’on se le dise « elle n’a pas fait Halo »; Le piano reprend et à notre grande surprise, ce ne sont pas les notes attendues mais bien celles de I will always love you de la grande Whitney résonnent. Bercy s’arrête et vibre de la noblesse d’une diva en célébrant une autre. Alors que la chanson avance, on entend les premiers drums de Halo … il faut en profiter, ce sera la dernière.

Un show de deux heures synchronisé à la seconde; des danseurs aux corps parfaits, un son et lumières dignes du cirque du soleil. Beyonce donne tout, adepte du « Leave it all on stage » elle nous offre une performance à la hauteur des plus grandes stars du Rock&Roll.

Le seul défaut de ce type de spectacle pourrait être le côté asceptisé : Paris sera identique à Londres, Berlin ou NYC … Mais les moments plus calmes, émouvant nous donnent l’illusion d’un show qui n’aurait été créé que pour nous.

Merci Mrs Carter.

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à propos de l'auteur de cet article

La touche féminine du drive-in. Avide de nouveautés, sa sensibilité est principalement hip-hop, mais pas de discrimination ; elle écoute de tout et retient ce qui l’inspire. La musique coule dans ses veines.

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