[ Concert ] Kanye West @ Zenith Paris

Publié le 26/02/2013 | Par Mé Lo |

Il est temps pour moi de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé hier soir au Zenith de Paris entre Kanye west et 5000 de ses plus grands fans …
Mais pour ce faire, il faut revenir à l’essence même de Mr West.
La dernière fois que j’ai vu Kanye West au Zenith c’etait en 2007, il pleurait sur ‘Hey Mama’ après avoir perdu sa mère, et nous introduisait à son show entre mégalomanie et auto-derision.
Il confirmait sa place à la tête du game international.

Kanye est LA référence, il satisfait les amateurs et convainc les férus de rap US.

Depuis 2007, les phases se sont succédées: un album à la pointe de la technologie assurant  les débuts flamboyants d’auto-tune; “my beautiful dark twisted fantasy”, explosion de sons et lumières et un clip -Runaway-  hors de ce monde.
Fait suite à ces différentes expériences, un retour aux sources de son art, un rap franc, musical et soigné.
On retrouve un Kanye sur scène avec son acolyte Hova; The throne fait le tour du monde dont ils en sont la royauté. Ce concert est encore gravé dans ma mémoire comme l’un des meilleurs moments musicaux de ma vie.
Pas de répit, il nous garde sur le qui-vive et balance un condensé de G.O.O.D musique avec l’aide de sa Clique. Cruel summer est acclamé par la critique, les fans sont aux anges, cet album est en repeat chez moi et me procure toujours autant de bonheur.

Jusque là .. Tout va bien !

Kanye reste une personalité à part, un ego que l’on connait; on s’y fait. Quand il coupe la parole à la petite blondinette country, personne ne s’étonne vraiment; on en rit.
Il relook Kim à son image, défile à NY, porte un kilt, et méprise ses détracteurs; on est ravi.

Alors qu’une tournée Cruel Summer nous parraît improbable, il décide en un mois d’offir une série de concerts exclusifs, dans les petites salles de Paris et Londres. Ce coup marketing est efficace et je me surprend à payer près de 100 euros et attendre 2h30 sous la neige pour faire partie des heureux élus.

Après avoir eu vent sur plusieurs blogs de ses déboires Londoniens, j’étais curieuse de savoir ce qu’il nous réservait…

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Photo Credit: Hypetrak

La fameuse scène immaculée, et l’énorme écran incurvé laissent place au maître de blanc vêtu. Il arrive et sans dire un mot (la base …) entame ‘Cold’.

La salle est en délire, le bonheur se lit sur nos visages, du Kanye a son maximum, il enchaîne ses plus gros hits « All of the lights » « can’t tell me nothing » « all falls down » …

S’en suit un passage très énigmatique, il revient sur scène avec un masque complet de hibou blanc (pour les fans de H.P. globalement il ressemblait à Edwige sortie de l’asile …). Et à partir de ce moment on a embarqué sur les montagnes russes; chaque chanson commençait par un moment de transe suivit d’un moment de questionnement … Il poussait des cris incompréhensibles et troque son masque de chouette euh lapin euh hibou pour un masque en diamants.

Runaway durera 18 minutes (ok j’exagère) et il nous demande de lui accorder un petit moment pour qu’il se fasse un kiffe « mi » qui m’a percé le tympan droit.

Le peu de moments de pur rap nous rappellent la grandeur du monsieur mais malheureusement il aura passé plus de temps à s’égosiller qu’à rapper.

Pour être cohérent avec son apparence à l’Apollo de Londres, il enchaîne sur Clique, nous parle de ces « haters » qu’il dénigre, et se compare très simplement à Steve Jobs, Basquiat, Walt Disney et Michel-Angelo (dieu c’est pour la prochaine)

Après s’être fait huer plusieurs fois il s’énerve directement contre la foule et lance un « Go F*** yourselves, it’s just me and my girlfriend »

Ca c’est fait !

Il sort de scène sans hystérie collective, mais nous offre tout de même un rappel- une première pour Kanye; on le pardonnerai presque en se déchaînant sur « Power ». Avant qu’il nous quitte, la salle s’écrie à l’unisson « Niggas in Paris » mais sans succès, Kanye a l’air perdu, il ne sait trop quoi répondre et nous dit juste qu’il sera de retour avec du nouveau d’ici 2 mois (sortie prévu de Cruel Winter courant 2013).

La déception prend le pas sur les gros moments de plaisir de cette soirée; entre une production brouillon, des problèmes techniques et un Kanye un peu à l’ouest – sans mauvais jeu de mot-  je ne sais plus trop quoi en penser.

Peut-être que l’on en attendait trop, que l’on était trop exigeants ?

Si vous y étiez, dites moi ce que vous en avez pensé.

Mais pour citer une de mes amies anglaise @itsmeEnz, cette série de concert était peut-être une façon cachée de « gather money for the baby-fund ! »

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à propos de l'auteur de cet article

La touche féminine du drive-in. Avide de nouveautés, sa sensibilité est principalement hip-hop, mais pas de discrimination ; elle écoute de tout et retient ce qui l’inspire. La musique coule dans ses veines.

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